Aléa et vulnérabilité

L’homme fait l’histoire, mais pas toujours l’histoire qu’il avait imaginée.

KARL MARX

Il est aujourd’hui largement admis que les avancées technologiques ne sont pas sans risques. Il parait également juste de dire que l’activité humaine rend les aléas plus fréquents et plus puissants : tempêtes, inondations, épidémie, pandémie …

Ces nouveaux risques révèlent la capacité de l’homme à influencer son devenir et démontre sa vulnérabilité face à lui-même.

L’intégration dans le management de la gestion des risques n’est pas une nouveauté mais il semble nécessaire de lui donner une part plus importante. Utilisons un mode de gestion concertatif et des approches multi-dimensionnelles.

Voici ce que j’ai entendu au journal télévisé dans la cadre de la pandémie qui nous touche en ce moment même : « La diminution des stocks de masques en France provient d’une décision de diminution des coûts liés à la production de masques non utilisés avant leur date de péremption. En conséquence des infrastructures de production ont été fermées. »

A partir de cette information, je n’en ai pas cherché d’autres qui pourraient venir influencer mes réflexions, je me dis que

  • On a appliqué ici une logique économique parfois nécessaire
  • Une logique de réduction des gaspillages plutôt vertueuse pour l’environnement
  • Mais on a aussi dans le même temps diminuer notre capacité de production, et de ce fait augmenter le risque de propagation d’une pandémie
  • Peut-être gaspiller des infrastructures et supprimer des emplois
  • Le risque avéré aujourd’hui compte sans doute plus cher que l’économie faite

Je me demande

  • Quel poids a-t-on accordé aux arguments non économiques dans la prise de décision ?
  • A-t-on réfléchi à notre capacité à produire dans l’urgence ?
  • A-t-on réutilisé les infrastructures ?
  • A-t-on reclassé les employés ?
  • Selon quel mode de gouvernance a été prise cette décision ?
  • Pourquoi a-t-on choisi à un moment d’avoir un certain niveau de stock pour ensuite choisir de le diminuer , la probabilité du risque avait-elle disparue ?

La prise de décision n’est pas simple, c’est pourquoi il me semble nécessaire de la partager et de l’analyser avec différentes approches. Et d’avantage encore lorsqu’elle concerne la santé et la survie de l’homme.

La mise en place de mode de gestion concertatif peut en outre nous rentre plus réactif, plus agile et moins vulnérable, à condition qu’ils aient été bien définis en préalable de la prise de décision elle même.

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